Actualités

  • RASSEMBLEMENT DU LUNDI 19 OCTOBRE

    Publiée le mardi 20 octobre 2026
    Retrouvez le discours de Madame le Maire, Sandra BALLABENE, prononcé lors du rassemblement organisé devant la mairie ce lundi 19 octobre.

    Mesdames, Messieurs,

    Chers habitants,

    Si nous sommes réunis aujourd'hui devant notre mairie, c'est pour exprimer notre solidarité avec toutes les victimes des violences de ces derniers jours.

    Je veux d'abord adresser notre soutien aux policiers, aux gendarmes et aux pompiers, qui sont une nouvelle fois en première ligne.

    Ce sont des femmes et des hommes qui s'engagent chaque jour pour protéger la population, parfois au péril de leur intégrité physique, et qui doivent faire face à des situations d'une extrême violence.

    Derrière chaque uniforme, il y a un homme ou une femme, une famille, des proches qui attendent leur retour. Nous ne devons jamais l'oublier.

    Notre solidarité va également aux commerçants dont les établissements ont été dégradés ou détruits, aux salariés privés de leur outil de travail, aux agents municipaux et aux équipes de nettoyage qui devront réparer les dégâts, ainsi qu'aux élus et aux habitants des communes dont les bâtiments publics ont été attaqués.

    Ces violences ont des conséquences humaines, économiques et matérielles. Et ce sont souvent des citoyens qui n'en sont pas responsables qui devront en supporter le coût.

    Je pense à tous ces ménages dont le quotidien est déjà difficile, à ces femmes et ces hommes qui travaillent, paient leurs impôts, font des efforts pour régler leurs factures et faire vivre leur famille, tout en devant composer avec un pouvoir d'achat contraint.

    C'est cette majorité silencieuse qui respecte les règles, qui contribue à faire fonctionner notre société et qui aspire simplement à vivre dignement, en sécurité et en paix. Elle ne demande pas de privilèges, simplement de pouvoir vivre et travailler sereinement.

    Pourtant, ce sont aussi ces citoyens qui finissent par payer les conséquences de violences qu'ils n'ont ni commises ni souhaitées, à travers les dégâts matériels, les dépenses publiques supplémentaires et les services collectifs mobilisés pour réparer et reconstruire.

    Cette majorité silencieuse mérite, elle aussi, d'être entendue, respectée et protégée.

    Cette situation est d'autant plus regrettable que ceux qui souhaitaient manifester pacifiquement pour exprimer leurs revendications ont parfois vu leur mobilisation éclipsée, voire prise en otage, par des casseurs, des pilleurs et des individus venus en découdre.

    Leurs revendications, quelles qu'elles soient, se retrouvent alors reléguées au second plan, derrière les images de destructions, les agressions et les affrontements. Ce n'est pas ainsi que le débat démocratique doit se dérouler.

    Les manifestants pacifiques ont le droit d'être entendus, mais ils ne doivent pas être confondus avec ceux qui choisissent la violence. Et les violences de quelques-uns ne doivent jamais servir à justifier les attaques contre les forces de l'ordre, les commerces ou les biens publics.

    Je veux aussi rappeler une chose essentielle : dans notre République, chacun a le droit d'exprimer ses opinions, de défendre ses revendications et de manifester pacifiquement. Ce droit est fondamental.

    Mais aucune revendication ne peut justifier les agressions, les destructions, les pillages ou les attaques contre les personnes qui assurent notre sécurité.

    La violence ne peut pas devenir un moyen d'expression, ni se substituer au droit.

    Nous devons rappeler un principe fondamental de notre République : la loi fixe les règles, et les forces de sécurité intérieure sont chargées de faire respecter l'ordre public dans ce cadre légal. Elles interviennent pour protéger la population, prévenir les violences et rétablir l'ordre lorsque cela est nécessaire. Leur action est encadrée par la loi et doit respecter les principes de nécessité et de proportionnalité.

    On peut contester une décision, exprimer un désaccord, manifester et porter des revendications. C'est un droit fondamental. Mais personne ne peut s'arroger le droit de se faire justice soi-même, d'agresser autrui, de détruire des biens ou de s'en prendre aux policiers et aux gendarmes chargés de protéger la population.

    Le respect de l'État de droit exige que chacun respecte la loi et que son application soit assurée dans le cadre des règles républicaines.

    La force ne doit jamais remplacer le droit : c'est le droit qui encadre l'usage de la force.

    Nous pouvons avoir des opinions différentes, des désaccords et des convictions politiques diverses. Cela fait partie de la démocratie. Mais nous devons rester unis autour de principes qui nous rassemblent : le respect des personnes, la protection des biens publics et privés et le respect de nos institutions républicaines.

    En tant que maire, je veux aujourd'hui exprimer, au nom de la commune de Guignes, notre soutien à toutes les victimes de ces violences et notre reconnaissance envers les policiers, les gendarmes, les pompiers, les agents publics et les élus qui continuent d'assurer leurs missions dans des conditions particulièrement difficiles.

    À tous ceux qui sont mobilisés sur le terrain : nous pensons à vous. Votre engagement compte, votre dévouement mérite notre respect et vous n'êtes pas seuls.

    Je vous remercie de votre présence et de ce témoignage de solidarité.

    Madame le Maire, 
    Sandra BALLABENE

Infos utiles

Mairie de Guignes
Rue de Meaux
77390 Guignes
01 64 42 51 30 - 01 64 06 29 48
mairie@guignes.fr
Horaires d'ouverture Lundi : 14h00 - 17h00
Mardi : 09h00 - 11h45 / 14h00 - 17h00
Mercredi : 09h00 - 11h45 / 14h00 - 17h00
Jeudi : 09h00 - 11h45
Vendredi : 09h00 - 11h45 / 14h00 - 17h00
Samedi : 09h00 - 11h45

Guignes mag

Guignes à la Une #09
Consulter les autres numéros